Switch 48 (ports)
Le switch 48 ports équipe les baies denses : plateau de bureaux, étage complet, ou niveau de distribution d’un réseau structuré. À cette densité, plusieurs contraintes physiques apparaissent qui n’existaient pas sur un 24 ports. La dissipation thermique impose presque toujours une ventilation active, donc un local technique plutôt qu’un bureau. L’enveloppe PoE, si elle est requise, atteint plusieurs centaines de watts et pèse sur le dimensionnement électrique de la baie comme sur l’onduleur. Enfin les liaisons montantes se comptent en 10 Gb/s : quarante-huit postes actifs saturent un lien Gigabit. Les fonctions attendues sont celles d’une infrastructure : L3, empilage, alimentation redondante sur les modèles de cœur.
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Ce que change la densité
Le lien montant devient le facteur limitant
Quarante-huit ports Gigabit derrière un seul lien Gigabit créent un goulet d’étranglement. Une ou deux liaisons SFP+ à 10 Gb/s, agrégées, sont la configuration attendue.
Électricité et refroidissement
Un châssis PoE à forte enveloppe consomme et chauffe. Le calcul se fait au niveau de la baie : alimentation, onduleur et extraction d’air, pas seulement le switch.
Redondance à ce niveau
Un châssis qui dessert un plateau entier justifie une double alimentation : la maintenance devient possible sans coupure, et la panne d’un bloc n’arrête pas l’étage.
Un local technique, pas un bureau
À cette densité, la ventilation active est la règle. Le bruit et le flux d’air imposent un local dédié : ce n’est pas un châssis qu’on pose dans un espace occupé.
Brassage à prévoir
Quarante-huit cordons demandent des panneaux de brassage et un guidage : sans cela, la baie devient impraticable et le diagnostic impossible.
Deux châssis 24 plutôt qu’un 48 ?
Empilés, deux 24 ports offrent la même densité avec une panne moins pénalisante. L’arbitrage se fait sur le coût et sur la criticité de l’étage.