Switch L2
Un switch de niveau 2 travaille sur les adresses matérielles et apporte ce qui manque à un modèle non administrable : le découpage en VLAN 802.1Q pour séparer des usages sur un même câblage, l’agrégation de liens pour augmenter le débit ou assurer une reprise, la qualité de service pour prioriser la voix, la supervision SNMP pour savoir ce qui se passe sans se déplacer, et la recopie de port pour analyser un incident. C’est le niveau attendu dès qu’un réseau dépasse une seule baie ou héberge plusieurs populations : postes, téléphonie, Wi-Fi invité, vidéoprotection. Le routage entre ces VLAN reste en revanche assuré par un autre équipement, généralement le pare-feu.
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Ce que le niveau 2 permet, et ce qu’il ne fait pas
Séparer sans router
Le L2 isole les usages en VLAN ; il ne fait pas communiquer ces VLAN entre eux. Ce trafic remonte au pare-feu, ce qui reste acceptable tant que les échanges inter-services sont modérés.
Prioriser la voix
La qualité de service par port ou par étiquette protège la téléphonie quand le réseau se charge. C’est souvent la première fonction réellement utilisée.
Voir avant de diagnostiquer
SNMP et journaux indiquent quel port sature ou passe en erreur. Sur un réseau non administrable, il faut débrancher pour comprendre.
Arbre couvrant contre les boucles
Le protocole d’arbre couvrant empêche qu’un câble rebranché en double sature le segment. C’est une protection qui n’existe pas sur un modèle non administrable.
Contrôle d’accès par port
L’authentification 802.1X permet de n’ouvrir un port qu’à un équipement reconnu. Sur un site accessible au public, cela ferme la porte la plus simple.
Sauvegarder la configuration
Un switch administrable perd tout intérêt si sa configuration n’existe qu’en mémoire. L’export vers un fichier fait partie de la mise en service.